Escalade au Venezuela : derrière la « guerre contre la drogue » de Trump, une redéfinition explosive du droit international

Sous couvert de « guerre contre la drogue », Washington rejoue une vieille partition : celle du changement de régime.

Derrière le discours sécuritaire, l’administration Trump déploie une stratégie de puissance, quitte à tordre le droit international.

Au Venezuela, la lutte contre le narcotrafic devient le prétexte d’une démonstration d’autorité américaine — et le symbole d’un monde où la loi s’efface devant la force.

Introduction : Le baril de poudre caribéen

Depuis septembre 2025, la mer des Caraïbes est devenue le théâtre d’une démonstration de force américaine d’une ampleur inédite depuis des décennies. Des vidéos granuleuses, diffusées par le président Donald Trump lui-même, montrent des embarcations rapides pulvérisées par des frappes de drones.

Le bilan, froid et implacable, s’alourdit de semaine en semaine : au moins 16 attaques revendiquées, plus de 65 morts, selon un décompte de plusieurs médias. Simultanément, un déploiement naval colossal se met en place : porte-avions, destroyers, sous-marin nucléaire et plus de 10 000 soldats convergent vers les côtes vénézuéliennes. Le point d’orgue de cette escalade survient mi-octobre, lorsque Donald Trump confirme, fait rarissime, avoir autorisé la CIA à mener des opérations clandestines directement sur le sol vénézuélien.

Le narratif officiel de la Maison-Blanche est martelé avec force : il s’agit d’une guerre totale et sans merci contre le « narco-terrorisme ».

La cible désignée est le régime de Nicolás Maduro au Venezuela, accusé de diriger un « narco-État ». Washington pointe du doigt des entités comme le gang transnational « Tren de Aragua » et le fantomatique « Cartel des Soleils » (*Cartel de los Soles*), prétendument un réseau de hauts gradés militaires vénézuéliens impliqués dans le trafic de drogue, avec Maduro à sa tête.

Pour l’administration Trump, ces groupes ne sont pas de simples criminels, mais des « combattants ennemis » menant une « attaque armée » contre les États-Unis en « inondant » le pays de drogues mortelles.

Cependant, cette justification, aussi percutante soit-elle sur le plan rhétorique, soulève de profondes interrogations.

Cet article se propose de décrypter la stratégie américaine sous un angle géopolitique afin de mettre en lumière ses véritables objectifs, qui semblent dépasser de loin la simple lutte contre le narcotrafic.

Nous analyserons ensuite la légalité très contestée de ces actions au regard du droit international, en les comparant à la gestion d’autres conflits mondiaux. Car au-delà du sort du Venezuela, c’est bien une tentative de redéfinition unilatérale et explosive des règles du jeu international qui se joue dans les eaux troubles des Caraïbes.

Partie 1 : La « guerre contre la drogue », un prétexte fragile ?

Pour justifier une escalade militaire aussi spectaculaire, l’administration Trump a construit un récit simple et puissant : le Venezuela serait l’épicentre d’une menace narco-terroriste existentielle pour les États-Unis.

Cependant, une analyse rigoureuse des faits, basée sur les rapports d’organisations internationales et les avis d’experts, révèle de profondes fissures dans cet argumentaire. La justification officielle apparaît alors moins comme une description fidèle de la réalité que comme un prétexte soigneusement élaboré pour légitimer une politique bien plus vaste.

Le Venezuela, un acteur secondaire du narcotrafic

La première faiblesse du narratif de Washington réside dans la place réelle qu’occupe le Venezuela dans l’économie mondiale de la drogue.

Contrairement aux affirmations répétées de la Maison-Blanche, le pays n’est pas un producteur majeur de cocaïne ou de fentanyl. Les rapports de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) identifient de manière constante la Colombie, le Pérou et la Bolivie comme les principaux producteurs de cocaïne. Le Venezuela, lui, est principalement considéré comme un pays de transit mineur. De même, la quasi-totalité du fentanyl qui entre illégalement aux États-Unis provient du Mexique, où des précurseurs chimiques importés d’Asie sont transformés par les cartels locaux.

Cette réalité géographique rend la stratégie militaire américaine particulièrement déroutante. Comme le soulignent de nombreux analystes, y compris d’anciens conseillers du Pentagone, les principales routes du trafic de cocaïne depuis l’Amérique du Sud vers les États-Unis passent par l’océan Pacifique et l’Amérique centrale, et non majoritairement par la mer des Caraïbes où se concentre l’imposant déploiement naval américain.

Un rapport de l’ ONUDC de 2025 estime que sur les 3 700 tonnes de cocaïne produites mondialement, la part transitant par le Venezuela, bien que réelle, reste marginale en comparaison des flux principaux. L’insistance de l’administration Trump à focaliser son effort militaire sur cette zone géographique précise, suggère que la cible n’est peut-être pas tant la drogue que le pays lui-même.

Source: Rapports de l’ONUDC et analyses d’experts (estimations agrégées pour 2024).

Des accusations sans preuves tangibles

Le deuxième pilier de l’argumentaire américain, à savoir l’implication directe du régime de Maduro dans un « narco-terrorisme », souffre d’un manque criant de preuves publiques.

Malgré les affirmations répétées du président Trump et de son secrétaire d’État Marco Rubio, l’administration n’a fourni aucune preuve concrète que les embarcations détruites transportaient effectivement de la drogue. Les vidéos des frappes, souvent floutées, ne permettent pas d’identifier une quelconque cargaison illicite.

Cette absence de transparence est d’autant plus troublante que la procédure habituelle de la Garde côtière américaine implique l’arraisonnement des navires suspects, la saisie des preuves et la traduction en justice des équipages, ce qui permet une vérification judiciaire des faits.

De plus, l’existence même du « Cartel des Soleils » en tant qu’organisation criminelle structurée et hiérarchique dirigée par Maduro est fortement remise en question par des spécialistes.

Des organisations comme InsightCrime ou l’International Crisis Group décrivent plutôt un réseau lâche et décentralisé de fonctionnaires et de militaires corrompus agissant pour leur propre compte, plutôt qu’une structure pyramidale sous les ordres directs du président.

Phil Gunson, analyste pour Crisis Group, qualifie même le cartel de « fable journalistique ». Si l’implication de certains officiels vénézuéliens dans le trafic n’est pas niée – le cas des neveux de l’épouse de Maduro condamnés à New York en est une preuve –, l’extrapolation qui fait de Maduro le chef d’un cartel terroriste relève, en l’absence de preuves, d’une construction politique.

Une méthode d’intervention disproportionnée

Enfin, la méthode employée par l’administration Trump rompt radicalement avec les pratiques établies de la lutte anti-drogue. Au lieu de l’interception et de l’arrestation, Washington a opté pour des frappes létales, qualifiées par de nombreux juristes et par des experts de l’ONU d’ exécutions extrajudiciaires.

La justification de Donald Trump est aussi simple que glaçante :

« Nous faisons cela [l’arraisonnement] depuis trente ans et cela s’est avéré totalement inefficace. Ils ont des bateaux plus rapides. Mais ils ne sont pas plus rapides que des missiles », a-t-il déclaré selon L’Obs.

A noter : Cette logique du « tuer plutôt qu’arrêter » détruit non seulement des vies humaines sans procès, mais aussi les preuves potentielles (la drogue, les équipements) qui pourraient étayer les accusations de Washington.

Cette approche soulève de graves questions éthiques et légales. Elle transforme une opération de police internationale en un acte de guerre, où des suspects deviennent des cibles à éliminer. Cette disproportion entre la menace alléguée (trafic de drogue) et la réponse (force militaire létale) est un indice supplémentaire que la « guerre contre la drogue » pourrait n’être que la façade d’une stratégie aux ambitions bien plus vastes.

Points Clés : La fragilité du prétexte anti-drogue

  • Rôle marginal : Le Venezuela est un pays de transit secondaire, non un producteur majeur de cocaïne ou de fentanyl, rendant la concentration militaire dans les Caraïbes géographiquement discutable.
  • Absence de preuves : Washington n’a pas fourni de preuves publiques crédibles pour justifier les frappes ou pour étayer ses accusations de « narco-terrorisme » contre le régime de Maduro.
  • Force disproportionnée : Le recours à des frappes létales au lieu de l’arraisonnement constitue une rupture radicale avec les normes de la lutte anti-drogue et s’apparente à des exécutions extrajudiciaires.

Partie 2 : Analyse géopolitique : les véritables intentions de Washington

Si le prétexte de la « guerre contre la drogue » s’avère fragile, quelles sont alors les véritables motivations qui animent la politique agressive de l’administration Trump envers le Venezuela ?

L’analyse géopolitique révèle une stratégie à plusieurs niveaux, où la lutte contre le narcotrafic n’est qu’un instrument au service d’objectifs bien plus fondamentaux : le changement de régime, la réaffirmation de l’hégémonie américaine dans son « arrière-cour » et la consolidation d’un agenda politique intérieur.

L’objectif obsessionnel : le changement de régime

L’hostilité de Donald Trump envers Nicolás Maduro n’est pas nouvelle. Les actions menées depuis 2025 s’inscrivent dans la droite ligne de la politique de « pression maximale » initiée lors de son premier mandat.

Cette politique s’est traduite par un arsenal de mesures coercitives : sanctions économiques drastiques visant le secteur pétrolier, poumon de l’économie vénézuélienne ; inculpation de Maduro pour « narco-terrorisme » par la justice américaine en 2020 ; et une prime de 50 millions de dollars offerte pour sa capture.

La stratégie actuelle semble être une « saison 2 », plus musclée, de cette même ambition.

Comme le suggèrent plusieurs analystes, l’escalade militaire ne vise pas nécessairement une invasion terrestre, jugée trop coûteuse et risquée. L’objectif serait plutôt de créer un climat d’insécurité maximale pour le régime de Maduro. En multipliant les frappes, en déployant une force navale écrasante et en menant des opérations clandestines, Washington cherche à semer la peur au sein de l’appareil sécuritaire vénézuélien.

L’espoir est de provoquer une fracture dans l’armée, principal pilier du pouvoir, et d’encourager des hauts gradés à se retourner contre Maduro pour éviter le chaos ou une confrontation directe avec les États-Unis.

Il s’agit d’une stratégie de déstabilisation indirecte, où la force militaire est utilisée comme un outil de pression psychologique et politique pour obtenir un changement de régime « de l’intérieur ».

La doctrine Monroe 2.0 et la compétition des grandes puissances

L’offensive contre le Venezuela doit également être lue à travers le prisme de la longue histoire de l’interventionnisme américain en Amérique latine.

Depuis la proclamation de la doctrine Monroe au XIXe siècle, Washington considère le continent comme sa sphère d’influence exclusive, son « arrière-cour ». Toute présence d’une puissance rivale y est perçue comme une menace.

Or, le régime de Maduro a tissé des liens étroits avec deux des principaux adversaires géopolitiques des États-Unis : la Russie et la Chine. Ces deux pays ont fourni un soutien économique, diplomatique et militaire crucial à Caracas, lui permettant de survivre aux sanctions américaines.

Dans ce contexte, l’escalade actuelle peut être interprétée comme une réaffirmation brutale de la doctrine Monroe. En faisant une démonstration de force écrasante aux portes du Venezuela, Washington envoie un message clair non seulement à Maduro, mais aussi à Moscou et Pékin : l’Amérique latine reste le pré carré des États-Unis, et toute ingérence y sera combattue avec la plus grande fermeté.

L’enjeu est d’autant plus stratégique que le Venezuela détient les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde. Dans un contexte de tensions énergétiques mondiales, reprendre le contrôle, même indirect, sur cette ressource stratégique et évincer les concurrents chinois et russes constitue un objectif géopolitique et géoéconomique de première importance pour Washington.

Les dividendes de politique intérieure

Enfin, il est impossible de dissocier la politique étrangère de Donald Trump de ses calculs de politique intérieure. La posture intransigeante envers le Venezuela est un outil puissant pour mobiliser sa base électorale et renforcer son image de leader fort, fidèle à son slogan « America First ».

En se présentant comme le rempart qui protège l’Amérique de fléaux extérieurs, il répond à plusieurs préoccupations de son électorat.

Premièrement, la « guerre contre la drogue » lui permet de se positionner comme l’homme qui lutte sans pitié contre la crise des opioïdes, même si, comme nous l’avons vu, le lien avec le Venezuela est ténu.

Deuxièmement, en associant le régime de Maduro au gang « Tren de Aragua », il fait un lien direct entre un régime étranger hostile et la crise migratoire à la frontière sud, un de ses thèmes de campagne favoris. Il peut ainsi justifier une politique migratoire plus dure en arguant qu’il empêche des « criminels » et des « terroristes » d’entrer sur le sol américain.

Enfin, cette démonstration de force militaire face à un « dictateur socialiste » résonne particulièrement auprès de l’électorat conservateur et de la diaspora cubaine et vénézuélienne en Floride, un État clé dans le paysage électoral américain.

Points Clés : Les véritables intentions géopolitiques

  • Changement de régime : L’objectif principal est de renverser Nicolás Maduro en utilisant la pression militaire pour déstabiliser son régime et provoquer une scission au sein de l’armée.
  • Hégémonie régionale : Il s’agit d’une réaffirmation de la doctrine Monroe, visant à contrer l’influence de la Russie et de la Chine en Amérique latine et à sécuriser l’accès aux vastes ressources pétrolières vénézuéliennes.
  • Politique intérieure : La posture agressive sert l’agenda « America First » de Trump, mobilisant sa base sur les thèmes de la lutte anti-drogue, de l’immigration et de la fermeté face aux régimes hostiles.

Partie 3 : Une violation délibérée du droit international ?

Au-delà de ses motivations géopolitiques, la stratégie de l’administration Trump au Venezuela se distingue par sa rupture radicale avec les cadres juridiques établis, tant au niveau national qu’international.

Pour mener à bien sa politique de pression maximale, Washington a dû construire une fiction juridique audacieuse et contourner délibérément les garde-fous conçus pour encadrer l’usage de la force.

Cette approche crée un précédent potentiellement déstabilisateur pour l’ordre mondial.

La fiction juridique du « conflit armé »

Le cœur de l’argumentaire juridique de l’administration Trump repose sur une requalification sémantique : transformer une opération de lutte contre le crime organisé en un conflit armé.

Pour ce faire, Washington a franchi plusieurs étapes.

D’abord, en janvier 2025, des cartels de la drogue comme « Tren de Aragua » ont été désignés comme des « Organisations Terroristes Étrangères » (FTO).

Ensuite, la Maison-Blanche a affirmé que les États-Unis se trouvaient dans un « conflit armé non-international » contre ces groupes, dont les membres sont dès lors considérés comme des « combattants illégaux » et non plus comme de simples criminels.

Cette construction juridique permet, en théorie, de justifier l’usage de la force létale. Dans le cadre d’un conflit armé, il est légal de cibler et de tuer des combattants ennemis. Cependant, cette justification est extrêmement fragile au regard du droit international.

La Charte des Nations Unies, dans son article 51, n’autorise le recours à la force en légitime défense qu’en cas d’ »agression armée » d’un État contre un autre.

Or, comme le soulignent unanimement les experts de l’ONU et de nombreux juristes internationaux, le trafic de drogue, même s’il est violent et cause des dommages sociétaux, ne constitue pas une « agression armée » au sens du droit international.

En l’absence d’une telle agression et sans autorisation du Conseil de sécurité de l’ONU, les frappes américaines dans les eaux internationales sont considérées par beaucoup comme des exécutions extrajudiciaires, en violation flagrante du droit à la vie et du droit de la mer.

Source: Rapports de l’administration américaine et analyses juridiques (Crisis Group, The Guardian, ONU), Novembre 2025.

Le contournement des lois américaines et de la souveraineté des États

La stratégie de l’administration Trump ne vise pas seulement à contourner le droit international, mais aussi les propres lois américaines qui encadrent le pouvoir présidentiel.

La Constitution américaine confère au Congrès, et non au Président, le pouvoir de déclarer la guerre. Le War Powers Act de 1973 exige que le président notifie le Congrès avant d’engager des hostilités et retire les troupes après 60 jours sans autorisation parlementaire.

Pour contourner cette contrainte, les juristes de la Maison-Blanche ont développé un argumentaire selon lequel les frappes de drones contre des cibles sans capacité de riposte ne constitueraient pas des « hostilités »au sens de la loi, une interprétation jugée fallacieuse par de nombreux élus, y compris des Républicains comme le sénateur Rand Paul.

De plus, l’usage de l’armée pour des missions qui relèvent normalement de la police (comme la lutte anti-drogue) se heurte au Posse Comitatus Act, une loi fédérale qui interdit précisément ce type d’implication.

En qualifiant les trafiquants de « combattants ennemis », l’administration tente de faire basculer l’opération du champ de la loi vers celui de la guerre, s’affranchissant ainsi de ces contraintes légales. Cette démarche constitue une violation directe de la souveraineté du Venezuela, en contradiction avec le principe de non-ingérence, pilier de la Charte des Nations Unies.

Un précédent dangereux à l’échelle mondiale

L’approche américaine au Venezuela crée un précédent particulièrement inquiétant. Dans la plupart des conflits contemporains, comme en Ukraine ou à Gaza, le droit international humanitaire, même s’il est souvent bafoué, reste la référence centrale des débats et des condamnations.

Les violations sont dénoncées comme telles. Dans le cas vénézuélien, l’administration Trump ne se contente pas de violer le droit ; elle tente de le réécrire unilatéralement pour qu’il serve ses intérêts, en le niant comme un cadre pertinent.

Le risque est que d’autres puissances s’inspirent de ce modèle.

N’importe quel État pourrait demain désigner un groupe d’opposition, une minorité ethnique ou une organisation criminelle sur son territoire ou à ses frontières comme « groupe terroriste », se déclarer en « conflit armé » et justifier ainsi des interventions militaires unilatérales et des exécutions extrajudiciaires, en balayant d’un revers de main les principes de souveraineté et de droits humains.

Cette logique du « deux poids, deux mesures » affaiblit considérablement l’architecture juridique internationale.

Il est à noter que le Venezuela étant un État partie au Statut de Rome, la Cour Pénale Internationale (CPI) pourrait se déclarer compétente pour enquêter sur ces actes, que ce soit au titre de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité, une perspective qui expose les responsables américains à des poursuites potentielles, bien que -fait à ne pas négliger- les États-Unis ne reconnaissent pas la juridiction de la Cour sur leurs ressortissants.

Conclusion et ouverture au débat

L’escalade américaine au Venezuela révèle une stratégie bien plus politique que morale.

Derrière la « guerre contre la drogue », se cache une manœuvre de changement de régime et une démonstration de force visant à réaffirmer l’hégémonie américaine dans son pré carré. L’administration Trump tord le droit pour justifier des actions que beaucoup jugent illégales, voire extrajudiciaires.

En redéfinissant unilatéralement les règles du jeu, Washington crée un dangereux précédent : celui d’un monde où la puissance prime sur le droit.

La crise vénézuélienne devient alors le miroir d’une lutte plus vaste entre principes universels et intérêts nationaux.

Face à un gouvernement autoritaire accusé de corruption et de trafic de drogue, faut-il parfois agir en dehors de la loi pour protéger sa population, ou cela revient-il à reproduire les injustices que l’on veut dénoncer ?

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